Discographie


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« No Caos da Criação »
(Dans le chaos de la création) – 2026
« No caos da criação » est le deuxième album de Vento. Produit par Davide Petrillo et Fernando Schirr, également auteurs de la majorité des compositions, l’album est le fruit d’une alchimie musicale particulièrement fertile entre les deux artistes. Depuis 2022, ils développent ensemble l’univers de Vento, donnant naissance à un répertoire riche de compositions et d’expérimentations qui nourrissent aujourd’hui ce nouvel album.
En ce sens, le chaos évoqué dans le titre de l’album n’est pas celui du désordre, mais celui du mouvement, de la prolifération d’idées, de l’abondance d’émotions, des échanges et des contradictions qui accompagnent le processus créatif.
Avec ses neuf titres originaux, « No caos da criação » constitue un point marquant de l’évolution artistique de Vento, car il propose une identité sonore nouvelle, plus claire et affirmée, construite au fil de plusieurs années de concerts, d’expérimentation et de recherche musicale collective.
Ainsi le fil conducteur demeure le même qu’en 2022 : traverser des différents rythmes et traditions brésiliennes: de la samba au frevo, du boléro à la ciranda et au maracatu... tout en composant avec des langages différents et propres à chaque membre du groupe. Chaque nouvelle chanson apporte un paysage sonore à la fois unique et moderne.
Le résultat de cette démarche, assumée et profonde, est un album dynamique, aux sonorités riches et contrastées, qui reflètent l’évolution des thèmes traités dans les chansons: tantôt lyrique et intimiste, tantôt rythmé et contestataire, l’album explore différentes facettes de l’existence et fait résonner les tensions, les contradictions et les polarisations qui traversent notre époque. L’album laisse une place importante aux émotions et à l’imaginaire : il évoque la passion et la nostalgie, célèbre le vertige de la création et la force de l’inspiration. Il porte également une parole engagée, qui s’oppose au fascisme et dénonce l’hypocrisie belliciste ainsi que l’instrumentalisation de la foi.
Enregistré entre Rio de Janeiro et Strasbourg, l’album est marqué par la participation de figures reconnues de la scène musicale brésilienne et française. Au Brésil, Vento s’entoure notamment du percussionniste Marcos Suzano et du Coro Ordinarius, tandis qu’en France, l’album réunit Marcel Loeffler à l’accordéon, Hugo Diaz au saxophone soprano et Damien Groleau à la flûte.
À l’ère de l’intelligence artificielle, où la création est devenue un processus numérique orchestré par de grandes entreprises technologiques, « No caos da criação » arrache l’inspiration aux mains du « capital » pour le rendre à l’esprit et au cœur des êtres humains.
Ainsi, l’album commence avec une chanson homonyme, « No caos da criação » qui célèbre le sentiment chaotique qui précède et accompagne l’invention. Elle fait remonter à la surface cette ivresse suspendue entre rêve et éveil, le délire, la grâce, quand une idée prend corps dans un mot ou trouve sa forme dans une mélodie.
Les autres chansons questionnent des thématiques à la fois sentimentales/amoureuses et politiques/sociales, ou bien représentent des ressentis propres à la sphère plus intime/familiale des auteurs.
« Quem será? », « Arido » et « Jardim de malmequeres » décrivent trois moments distincts d’une relation amoureuse, qui prend forme dans la narration comme une relation humaine, imparfaite et conflictuelle, qui se positionne loin de l’idéalisme romantique et d’une certaine naïveté, et qui ancre la thématique amoureuse dans la complexité des relations qui caractérise la contemporanéité. Ainsi, l’amour est restitué au public comme un équilibre instable entre séparations, réconciliation, solitude, regrets, espoir, mise en discussion, éternel recommencement.
« Paraíso » et « Seita » traitent de manière assez directe l’instrumentalisation de la foi à des fins politiques. Que ce soit en référence aux violences belligérantes et génocidaires, ou au sectarisme religieux qui a désormais ouvert les portes au radicalisme dans les deux côtés de l’océan, la question de base est la même : comment la foi peut-elle être manipulée au point de servir de fondement moral à la division, à la haine, à la cruauté et à l'éloignement de l’autre?
« Pastoreia » et « Carta pra minha mãe » constituent des moments plus intimes du récit musical et offrent deux images très différentes d’une même relation, celle entre parent et enfant. Dans « Pastoreia » l’auditeur est immergé dans la magie d’une berceuse douce et murmurée, qui devient message universel d’espoir pour un avenir meilleur, alors que « Carta pra minha mãe » peint le sentiment de perdition et de solitude qui fait suite à l’éloignement de la maison familiale, qui se fait cri nostalgique et puissant d’affirmation de soi.
L’album se termine avec « Andarandei », une chanson très intime, arrangée pour guitare seule et voix, une réflexion sur le poids des décisions et sur l’absurdité de certains chemins de la vie. La photographie du moment précis où regarder en arrière ou chercher une fuite de soi-même n’a plus aucune raison d’être. C’est l’ici et maintenant : affronter la solitude d’être au monde et défier le mystère de l’existence.
« VENTO »
L’histoire du premier album – 2022
L’histoire de Vento commence en 2020, en pleine pandémie, lorsque Davide Petrillo et Fernando Schirr se retrouvent dans la même maison à Kehl, en Allemagne, pendant le confinement. De cette proximité naît une complicité créative et l’envie de travailler ensemble autour de leurs compositions.
Ils commencent alors à arranger et à enregistrer leurs morceaux, en faisant de la distance une occasion de collaboration. Leurs musiques circulent entre la France, le Brésil et l’Italie, et plusieurs amis musiciens, confinés dans leurs home studios respectifs, rejoignent progressivement le projet. Chacun apporte son univers, son langage et sa sensibilité, tissant ainsi une création musicale collective malgré l’éloignement.
Au Brésil, des musiciens tels que Chico Saraiva, Ricardo Vignini, Carlitos Ferreira, Vitor Gontijo et Renato Anesi participent au projet. En Italie, Stefano Aiolli, Alessandro Patti et Alessandro Tomei viennent également enrichir les arrangements et les enregistrements.
Le disque prend alors forme sous le nom de Fernando Schirr, qui signe ce premier album.
« Vento » est à l’origine le titre de l’album, avant de devenir progressivement le nom du groupe qui se constitue autour de cette première expérience musicale.
C’est finalement à Strasbourg, en 2022, que le projet prend une nouvelle dimension. Davide Le Leap, Nelsinho Felix, Maugane Ginger, Benjamin Velle, Damian Groleau et Nathan Adenot rejoignent les enregistrements réalisés au Studio NAC, sous la direction de Romain Muller, qui assure la prise de son et le mixage.
Publié en septembre 2022 sous le nom de Fernando Schirr, l’album bénéficie rapidement d’une belle diffusion, notamment en France sur les antennes de FIP, ainsi qu’au Brésil sur des stations telles que Rádio Roquette Pinto, Rádio USP et Brasil Atual.
Au fil des concerts et des rencontres qui suivent la sortie du disque, Vento cesse progressivement d’être seulement le titre d’un album pour devenir le nom d’une aventure musicale collective. Les musiciens réunis autour de ce premier projet commencent à développer ensemble une identité et un répertoire originaux, donnant naissance au groupe Vento tel qu’il existe aujourd’hui.



